Histoire

Histoire

En l’an 1000, Vouvant n’est qu’une colline boisée entourée d’eau, au coeur de la forêt. C’est en y chassant que Guillaume V le Grand Duc d’Aquitaine, découvre le site et décide d’y faire bâtir une église et un monastère. Pour cela, il fait appel aux moines de Maillezais qui viennent d’y terminer la célèbre abbaye sur son ordre. Mais, par manque de fonds, ils ne peuvent édifier qu’une chapelle provisoire.

L’église ne sera achevée qu’à la fin du XIème siècle, et sera remaniée au XIIème pour répondre au goût du siècle qui voyait fleurir l’art Roman. C’est donc du XIIème siècle que datent la crypte, les trois absides et le portail nord dont l’ornementation force l’admiration.

En 1190, apportée en dot par Eustache Chabot, la seigneurie passe dans la mouvance d’une des plus anciennes et des plus illustres lignées poitevines: les Lusignan. Leur empreinte marquera à jamais le site puisqu’on leur doit la reconstruction du château sur l’emplacement du château-fort voulu par Guillaume V dans un site privilégié, et l’aménagement d’une grande partie du mur d’enceinte.

Pendant un cinquantaine d’années, Vouvant vivra au rythme mouvementé de la famille des Lusignan, tour à tour opposée au Roi d’Angleterre et au roi de France.

Car depuis les deux mariages d’Aliénor d’Aquitaine, héritière de Guillaume X, l’histoire du Poitou alterne avec celle du royaume de France et de l’Empire Plantagenêt. Mais un vent de révolte va souffler chez les barons locaux dont les Lusignan.

De cette famille, l’histoire semble avoir retenu tout particulièrement le nom de Geoffroy la Grand’Dent, farouche guerrier, avide de puissance. Il mène une lutte ouverte au Roi de France. Saint-Louis en personne vient diriger les combats et emporte la place.

La fin de l’époque médiévale est tout aussi faste pour Vouvant. Geoffroy la Grand’Dent étant mort sans postérité, la seigneurie entre d’abord dans la famille des Partenay l’Archevêque, une des premières en Poitou.

Au début du XVè, Charles VII cède la seigneurie à Arthur III de Bretagne qui sera nommé peu après Connétable de France. En 1458, la seigneurie échoit à Jean, bâtard d’Orléans, et la famille de Longueville demeurera à la tête de la baronnie jusqu’en 1694, date du retour de la ville à la Couronne de France.

A l’aube de la renaissance, Vouvant est au faîte de sa puissance. Mais en 1557, un ardent catholique, le Seigneur de Guinefolle, se fait le porte-parole des hobereaux locaux. Bientôt, Vouvant sera un des théâtres des Guerres de Religion.

L’église est mutilée, incendiée, à demi-détruite par les Huguenots. A la poterne, une bataille entre assiégés et assiégeants fait plus de 200 morts dans les rangs des huguenots.